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Rencontre avec Le Télégramme – Carhaix

Colline Hoarau : « Parfois, on entend que les cultures traditionnelles nous enferment. Je crois au contraire que, quand on a bien compris notre histoire, nos racines, on ne peut que s’y sentir mieux, et ça nous ouvre aux autres ».

L’auteure réunionnaise Colline Hoarau, amoureuse du Centre Bretagne, dédicacera son nouveau roman, samedi 16 juin, à Carhaix.

Dans vos ouvrages, l’île de la Réunion apparaît toujours en filigrane. Quels liens vous y rattachent ?

Je suis née à La Réunion de parents réunionnais mais avec une histoire multiculturelle. Quand on est Réunionnais, on a forcément des Bretons dans nos ancêtres, au même titre que des Indiens, des Africains, ou des Français d’autres régions. Quand on est attaché à sa culture, on l’emmène où qu’on aille. Lorsque j’écris sur La Réunion, le but est ainsi de figer des moments ou des lieux car, quand on quitte un endroit, on emporte une malle d’émotions. Il me semble important de les mettre par écrit.

L’action de votre nouveau roman, « Peut-on tout réparer ? », est située en Centre Bretagne. Qu’est-ce qui vous relie au Kreiz Breizh ?

J’y ai travaillé dans le domaine de la formation. À cette occasion, j’ai pu découvrir la richesse patrimoniale, culturelle, traditionnelle…

Vous êtes notamment tombée amoureuse de la langue bretonne…

Quand je me suis installée en Bretagne il y a six ans, j’étais souvent frustrée de voir des panneaux que je ne comprenais pas. Il me semble que pour bien comprendre une culture, il faut apprendre la langue pour mieux la vivre. Parfois, on entend que les cultures traditionnelles nous enferment. Je crois au contraire que, quand on a bien compris notre histoire, nos racines, on ne peut que s’y sentir mieux, et ça nous ouvre aux autres. J’ai donc suivi un stage Stumdi durant six mois, avant d’obtenir une licence. Je viens même de valider mon niveau de breton parce qu’à la rentrée, je serai remplaçante en école primaire à Diwan ou en filière bilingue. J’ai peut-être enfin trouvé ma voie en plus de l’écriture.
Le nouveau roman est la suite d’un précédent ouvrage, « Sois sage Reine-May » publié il y a quelques années…

On y retrouve cette petite fille réunionnaise qui a été adoptée par des Bretons, qui continue à grandir et on y retrouve certains lieux emblématiques du Kreiz Breizh, à l’image de Sainte-Tréphine ou de la Vallée des Saints. C’est l’histoire de ce personnage fragile, au passé compliqué, qui découvre l’amitié et d’autres sentiments. « Sois sage Reine-May » continue à bien fonctionner. Certains lecteurs étaient tellement persuadés que l’histoire était réelle qu’ils sont allés chercher à Sainte-Tréphine le couple breton qu’ils n’ont jamais trouvé. Les gens ont parfois du mal à imaginer qu’on puisse inventer complètement une histoire et des personnages. Tout est inventé, sauf les lieux. Je m’attache à la réalité des lieux et j’essaye aussi d’avoir une cohérence dans la psychologie des personnages.
Pratique

Colline Hoarau dédicacera son dernier roman, « Peut-on tout réparer ? », samedi 16 juin, à la Maison de la presse de Carhaix, de 10 h à 12 h.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/litterature-colline-hoarau-a-adopte-la-bretagne-13-06-2018-11992626.php#e4wr1JMXD9SFVQlf.99

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