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Lecture et interprétation de L’adieu à Lila

Les lecteurs lisent et interprètent leurs lectures avec leur expérience, leur regard. En découvrant leurs avis et critiques, nous, auteurs, découvrons à chaque fois des éléments que nous n’avons pas forcément intégrés volontairement.

L’interprétation d’Alycia correspond exactement à ce que j’ai voulu raconter et exprimer dans ce livre. Merci Alycia d’avoir compris.

Par Alycia d’Alyttérature

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Synopsis : La mère disparaît et les souvenirs qui reviennent : une famille de la Réunion, les frères, les sœurs, les jalousies, les injustices et la mère qu’il faut enterrer après lui avoir pardonné. C’est ce que saura faire Isabella, la résiliente.
Cette journée particulière permettra de voyager dans « le temps longtemps », dans une île de l’Océan Indien, bien rarement décrite. Une journée où tous se retrouvent autour de Lila. C’est un voyage, au cœur de l’île de la Réunion, dans la famille réunie pour la première fois. Isabella photographie ou filme. Chaque personnage passe devant l’objectif à tour de rôle, avec les imperfections que le regard de l’autre saisit.
Les portraits sont drôles ou acides. On lit ce livre comme on feuillette un album. Sensible, humain, ce récit touche et nous fait réfléchir.

Critique : L’adieu à Lila est un roman qui présente les membres d’une grande famille. Le décès de la mère est l’occasion pour ses enfants et petits-enfants de se réunir, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’à ce jour. En effet, les huit enfants ont été élevés de diverses manières et pas forcément ensemble. Ils ont appris à se construire, pas toujours avec le soutien de leurs parents, frères et sœurs, ont parfois pris leurs distances avec la Réunion et leurs origines, mais sont finalement réunis pour dire « adieu » à leur mère. C’est ainsi qu’Isabella, dite Bella, nous dresse le portrait de ces frères et sœurs, tantôt proches, tantôt inconnus, qui ont, malgré eux, joué un rôle dans son évolution.
Alors que l’on pourrait croire que ce roman va être relativement triste, étant donné les circonstances de cette réunion de famille, il n’en est rien. Effectivement, les portraits des différents protagonistes sont présentés avec humour et avec le regard fraternel que l’on attendait, c’est-à-dire sans filtre et sans retenue. Il est donc question de souvenirs, de jalousie, de préférences et, d’une manière générale, de l’enfance et de la difficulté à trouver sa place dans une famille nombreuse. Le thème de l’instinct maternel et celui de l’amour parental sont également traités avec justesse. Il est vrai que cela peut paraître inconcevable qu’une mère préfère un enfant à un autre, au point de ne pas élever le second. Cependant, dans ce livre, ce n’est pas le jugement qui est mis en avant, mais bien la résilience et le pardon.
J’ai particulièrement aimé le fait que cette famille ne soit pas idéalisée dans ses descriptions, mais bien fidèle à une famille lambda, avec ses joies, ses peines et ses conflits. J’ai aussi apprécié que les portraits soient différents les uns des autres. Comme il est si bien dit, les membres d’une même fratrie peuvent avoir des personnalités opposées et n’ont pas toujours des affinités entre eux, mais c’est justement ce qui fait la richesse d’une famille.
Au niveau des chapitres, je trouve la construction très intéressante. On découvre à chaque fois l’un des personnages principaux, ce qui nous permet de mieux comprendre son rôle dans la famille, son point de vue et la relation qu’il entretenait avec Lila. Le chapitre « Argent » m’a fait sourire, dans le sens où la richesse est présentée comme un personnage à part entière. Cela n’est pas anodin lorsqu’on sait que l’argent, quand il est issu d’un héritage, est l’une des causes principales de conflits familiaux. Cela est notamment renforcé par la figure du père, qui ne jure que par la richesse, preuve de la réussite sociale et professionnelle à ses yeux. Vous l’aurez compris, la vie de cette famille est loin d’être un long fleuve tranquille !

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment en compagnie de la famille Guesey. J’ai été touchée par ces portraits authentiques, dans lesquels on peut reconnaître notre propre famille, et par ce dénouement plein de sagesse. Je vous conseille cette lecture, qui vous fera voyager sur l’île de la Réunion et vous donnera envie de passer du temps avec vos proches.

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Un roman sur la maladie de Parkinson vu par Alylittérature

Notre vie à trois – Colline Hoarau : ☆☆☆☆☆

27206386Titre : Notre vie à trois
Auteure : Colline Hoarau
Publication : 2015
Genre : roman feel-good
Édition lue : Dédicaces
Nombre de pages : 99
Statut : lu le 03/04/18
Note : 5/5
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Synopsis : Regards croisés d’un patient et d’une impatiente en lien avec la maladie de Parkinson. C’est une vraie histoire ancrée dans une réalité ni drôle, ni éplorée. Elle est, tout simplement, sans artifice, comme l’authenticité de la vie. Vous serez embarqué dans ce dialogue, l’un faisant écho à l’une.
Ce texte est poétique et entraînant sans nous essouffler. Les mots semblent propulsés pour dire justement ce qu’il faut et rien de plus. Vous n’échapperez pas à la formidable leçon de vie offerte à chacun. Car rien ne sert de geindre, il suffit d’agir et d’avancer.
Ce second roman de Colline Hoarau est un hymne à la vie. On en sort grandi, voire embelli.

Critique : Notre vie à trois est un magnifique roman qui traite le sujet de la maladie de Parkinson, peu souvent abordé comme étant le thème principal, ou même secondaire, d’une intrigue. En effet, la maladie de Parkinson est connue de nom par la majorité d’entre nous, mais seulement une minorité de personnes savent véritablement de quoi il s’agit. Cela est dû à un manque d’information et à des croyances très réductrices de la réalité des choses. Grâce au récit de Colline Hoarau, nous pouvons mieux nous rendre compte du quotidien des patients ainsi que de leurs accompagnants, à savoir les conjoints, la famille ou encore les amis. Nous comprenons notamment que de nombreux symptômes nous sont inconnus et que le tremblement n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Dans le chapitre « Le diagnostic d’Achille », nous prenons conscience que chaque patient est unique et que les symptômes peuvent varier d’un individu à un autre, mais surtout que la maladie de Parkinson peut être détectée autrement que par ces fameux tremblements. Effectivement, la dépression, la perte d’odorat ou encore la raideur des membres peuvent être des signes de cette maladie. Plus qu’un récit fictif destiné au divertissement des lecteurs, Notre vie à trois nous instruit et nous sensibilise à la maladie de Parkinson. Basé sur des faits réels et des informations vérifiées, issues de sites et études officiels, ce roman est un véritable témoignage qui permet aux lecteurs d’en apprendre davantage sur la maladie et d’en ressortir grandis.
Le format de ce récit est également très intéressant puisqu’il propose un dialogue entre le patient, Achille, et son « aidant », Orchidée. Si les médicaments et la stimulation cérébrale profonde sont très certainement indispensables au bien-être des patients, le soutien moral et affectif des proches l’est tout autant. En effet, comme le dit si bien Orchidée,  « je ne sais pas quels sont les effets des médicaments sur la maladie mais ce que je subodore, c’est l’effet incontestable d’un accompagnement quotidien, d’une attention permanente et d’une assistance adaptée. Je sais que l’amour reçu a autant d’effet bénéfique sur le bien-être, si ce n’est plus, que n’importe quel traitement » (p. 97). Cette citation, que l’on retrouve à la toute fin du roman, peut être interprétée comme étant la morale de ce récit. Il est vrai que les proches des malades sont souvent laissés dans l’ombre, l’attention étant portée sur la personne atteinte, mais ils ont le pouvoir d’aider cette dernière à affronter la maladie et, parfois même, à l’accepter. En plus de nous donner des informations sur la maladie de Parkinson, afin que nous la connaissions mieux et jugions moins les personnes qui en sont atteintes, Notre vie à trois délivre un message d’amour et de tolérance. La justesse de la plume de l’auteure, ces chapitres courts qui font écho les uns aux autres et ces protagonistes à la fois forts et touchants, ne manqueront pas de vous convaincre. Je vous encourage fortement à découvrir ce joli roman.

Avis de Miss Nana sur Sois sage, Reine-May

Cliquez ici pour le blog de Miss Nana.

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Sois sage Reine-May est un roman dont je ne sais quoi penser : des points m’ont beaucoup plu tandis que d’autres beaucoup moins. Peut-être ne l’ai-je pas lu au bon moment, peut-être me suis-je posée trop de questions… Ce n’est donc pour moi qu’une lecture mitigée et j’en suis d’autant plus désolée puisqu’il s’agissait de mon troisième partenariat avec l’auteure.

« Mais à quoi bon s’occuper du passé ? Ça ne sert à rien de parler. Il faut vivre, agir et avancer. Nous ne sommes pas des vaches, à ruminer. »
Tout au long de ce livre, on découvre Reine-May qui a la chance d’être réunionnaise par ses origines et bretonne par son adoption. Tout commence avec la réception d’une lettre la rappelant sur l’île de l’Océan Indien. Ainsi, souvenirs et secret se mêlent dans son esprit – et dans ce livre…
Au fur et à mesure des mots et des phrases, on comprend que Reine-May n’a pas eu une enfance comme les autres. Une enfance difficile, qui plus est. Pourtant, de toutes ses épreuves, on sent qu’elle en a tiré une richesse et une force. Donc, même si je ne me suis pas véritablement attachée à elle parce que je ne me sentais pas proche d’elle, j’ai aimé la suivre, compatir et encore creuser un peu à la surface pour en savoir encore un peu plus sur elle.
« Pourquoi était-elle partie en laissant toutes ses affaires ? On devrait disparaître avec tout notre barda.
Ceux qui restent imagineraient que les disparus n’avaient pas existé. »
Les grandes lignes de l’histoire avaient de quoi me plaire : voyage culturel et temporel, secret, découverte. Seulement, même si le secret de Reine-May a suscité ma curiosité, je n’ai pas été entièrement charmée par l’histoire. J’ai notamment eu le sentiment d’être perdue à plusieurs reprises avec les flash-backs : je ne savais plus vraiment me situer dans le temps par exemple. Du coup, la concentration que j’ai utilisée pour me retrouver, je l’ai perdue pour bien saisir certains aspects culturels et les retenir.
Il n’y a pas de grandes actions, de grands rebondissements (hormis la révélation du secret auquel je m’attendais un peu mais pas de cette ampleur) et il y a assez peu de dialogues. Peut-être que le rythme paraîtra donc un peu lent à certains lecteurs… Pourtant, aller vite ici n’est pas le but ! Le temps est à la découverte puisque le récit montre tous les différents aspects de la vie de la jeune femme et de ses deux cultures. Et le défi de la découverte est bien relevé…
« C’était étrange : changer de vie me faisait oublier la mienne. »
En effet, ses deux cultures, on les découvre tout au long du livre : l’aspect culturel de ce roman est vraiment ce qui m’a le plus plu et convaincue. On y apprend, par exemple, des coutumes, des habitudes des habitants des deux régions. C’est vraiment très enrichissant et intéressant. Ces deux cultures se retrouvent également mêlées grâce à la plume de l’auteure qui incorpore du breton et de créole dans son récit, ce qui renforce l’authenticité de ce voyage culturel.
En fin de compte, c’est une lecture mitigée. Bien que l’intrigue m’ait peu entraînée et que les flash-backs m’aient un peu désorientée, l’aspect culturel de ce livre est vraiment intéressant. Pour preuve, je suis ressortie de cette lecture enrichie et avide de connaître davantage ces deux régions !

Article de Médias Net

Un roman de Colline HOARAU, Sois sage, Reine May

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Un roman de Colline HOARAU, Sois sage, Reine May. Découvrez qui est l’auteur ainsi que la présentation de son roman.

Née à la Réunion, Colline HOARAU a beaucoup changé de lieu de vie, de métier, explorant des domaines comme la plonge sous-marine, la randonnée, les activités associatives et politiques.

Toute son existence a été marquée par les livres, tous ceux qu’elle lisait, empruntés aux bibliothèques, tous ceux qu’elle achetait, aimant le classique mais aussi les romans policiers et ceux qui lui apportaient de l’émotion et la faisaient voyager.

Lorsqu’il y a trois ans Colline HOARAU a commencé à publier son premier roman, elle s’était promis de se mettre au breton. Installée en Bretagne depuis quelques années avec son compagnon, elle termine une licence de Breton et Langues Celtiques pour parfaire sa connaissance de la culture et de la langue bretonne qui la passionnent.

« Sois sage, Reine-May », son dernier roman, est un concentré de ses talents. Concise, l’histoire est construite autour de personnages forts, avec un fil conducteur, le secret de Reine-May. La jeune fille va retrouver son île après de longues années chez un couple authentique du Centre Bretagne. Ce n’est pas le choc des cultures mais le mariage de valeurs voisines et positives, un beau voyage intérieur et autour des deux mondes. L’écriture est dynamique et allie la richesse du français au vocabulaire métissé du créole et du breton. Colline HOARAU puise dans les différentes cultures qu’elle aime le vocabulaire et les images pour créer son univers.

Au premier abord, ses romans sont très différents. Elle sait passer des portraits caricaturaux de « L’adieu à Lila » à l’histoire d’une enfant adoptée qui doit quitter la Réunion pour la campagne bretonne avec « Sois sage, Reine-May » sans oublier la bienveillance de « Notre vie à trois », consacré au rôle de l’aidant dans la maladie de Parkinson.

Retrouvez tous les livres de l’auteur, c’est ici ou l’accès à son roman

Sois sage, Reine-May

Lecture : Sois sage, R-M, par Girls ‘n Nantes

Comme vous le savez déjà si vous suivez le blog, j’aime lire depuis toute petite.

Malheureusement avec nos vies trépidantes il est des fois impossible de mettre le nez dans un livre.

Néanmoins je suis partie à Londres le dernier week end de janvier et j’ai pu enfin terminer la lecture du dernier roman que j’ai reçu :

Sois sage, Reine-May, par Colline Hoarau

Si le nom de l’auteur vous est inconnu, c’est normal mais il faut se rattraper 😉

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Tout d’abord née en 1966 à l’île de la Réunion, Colline HOARAU a vécu entre son île natale

à laquelle elle est très attachée et la métropole.

Par ailleurs toute son existence a été marquée par les livres,

tous ceux qu’elle lisait, empruntés aux bibliothèques, tous ceux qu’elle achetait,

aimant le classique mais aussi les romans policiers,

tous ceux qui lui apportaient de l’émotion et la faisaient voyager.

Elle a changé de métier maintes fois, passant de l’informatique à la formation,

au logement social, au cabinet d’une mairie…

Installée en Bretagne, région lui rappelant ses racines,

et ainsi elle a appris la langue pour mieux comprendre la culture.

En 2014, elle publie son premier roman L’adieu à Lila.

Il est inspiré par La Réunion des années 70.

La même sensibilité se retrouve dans Notre vie à trois,

un ouvrage évoquant un sujet difficile, la maladie de Parkinson.

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Sois sage, Reine-May :

C’est le dernier né de Colline, il a vu le jour en 2016.

À l’âge de dix ans, Reine-May quitte son île, la Réunion, pour être adoptée

par un couple de Bretons dans le Centre Bretagne, à Sainte-Tréphine plus exactement.

Quelques années plus tard, elle reçoit une lettre.

En effet elle doit venir régler des affaires dans l’Océan Indien.

Et c’est un voyage dans le temps dans deux univers différents : la Bretagne et la Réunion.

Le lecteur plonge dans les charmes de ces deux régions éloignées.

Reine-May a un secret que nous serons amenés à deviner et à découvrir.

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Mon avis :

Cet ouvrage n’est pas de la grande littérature mais il se lit d’une traite.

L’auteur a une plume à la fois raffinée, douce, simple et directe, voire même efficace.

En tant que Bretonne je retrouve parfaitement mon pays dans le livre

et en même temps je découvre aussi la Réunion

que je n’ai pas la chance de connaitre encore.

On remarque que nos deux pays si différents sont en même temps similaires.

Cela me donne envie de voyager et de découvrir l’île de la Réunion.

Ce livre traite de l’entraide et de la tolérance.

Je le trouve positif et je le recommande chaudement.

Où se procurer Sois sage, Reine-May ?

Le roman existe en version papier (broché) et numérique.

Entre autres sites, sur Amazon

ou sur le site de l’éditeur, Dédicaces 

Store 

24symbols

Itunes

Createspace – Page de l’éditeur

Barnes and noble

Kobo

Inktera

Mais aussi, sur PriceMinister, Ebay, Fnac …

Bonne lecture !

 

ps : Livre offert mais avis objectif comme d’habitude 😉

« Sois sage Reine-May » de Colline Hoarau – Mummy Addict & Co

Lien de l’article

http://www.mummyaddictandco.com/sois-sage-reine-may-de-colline-hoarau/

« SOIS SAGE REINE-MAY » DE COLLINE HOARAU

Avec l’hiver, je reprends mon rythme de lecture et aujourd’hui, je vais vous du roman de Colline Hoarau : Sois sage Reine-May. L’auteure signe là son troisième ouvrage et emmène le lecteur auprès de Reine-May, jeune réunionnaise et bretonne d’adoption, qui va partir en quête d’elle même à travers son histoire et ces deux cultures.

Avant de vous donner mon avis sur cette lecture, voici le pitch :

À dix ans, Reine-May quitte son île, la Réunion, pour être adoptée par un couple de Bretons dans le Centre Bretagne, à Sainte-Tréphine. Quelques années plus tard, elle reçoit une lettre. Elle doit venir régler des affaires dans l’Océan Indien. C’est un voyage dans le temps dans deux univers différents : la Bretagne et la Réunion. Le lecteur plonge dans les charmes de ces régions éloignées. Reine-May a un secret que nous serons amenés à deviner et à découvrir.

Le roman de Colline Hoarau est rapide à lire mais pas trop. Je m’explique ! Même si le volume du livre semble assez petit, on se plonge en fait très rapidement dans l’univers de Reine-May, cette jeune réunionnaise. Dès le début du roman, on est transporté dans ses souvenirs, dans des flash-backs qui installent les paysages, le contexte, l’histoire familiale de cette petite fille devenue jeune fille bretonne. Cela permet de dresser un portrait assez précis de cette jeune femme que nous allons suivre au fil des pages.

La plume de Colline Hoarau est fluide et elle utilise du vocabulaire bretons ou créoles selon la nature du récit. Cela a pour effet de se sentir dans le vif de l’histoire et j’ai apprécié le ton que cela apporte. On découvre autant le personnage de Reine-May que ces deux cultures qui la compose.

Les chapitres sont courts et se termine sur une pensée de Reine-May. On suit ses pérégrinations, son questionnement et son cheminement identitaire. Parce qu’au fond, c’est aussi de ça qu’il s’agit. Reine-May est réunionnaise ou bretonne, ou les deux. Un secret pèse depuis son enfance sur ses épaules. Un secret qui l’a rendu solitaire, peu sûre d’elle et qui ne l’aide pas à trouver sa place.

On découvre son histoire au gré des flash-backs tout en avançant dans sa quête. Les changements de décor entre la Bretagne et la Réunion sont subtiles. On s’aperçoit que ces deux terres se ressemblent par bien des aspects (en dehors du climat, soyons bien d’accord ! 😉 ) et que Reine-May est aussi un pont qui relie chacune d’elle. Cette jeune femme, avec une histoire de vie particulièrement difficile, ne sait pas trop où se positionner.

– Moi aussi alors, je peux être Bretonne ?
– Mais bien sûr, tu l’es ! Cela n’a rien à voir avec la couleur de peau et de cheveux ! Tu es Reine-May, la petite Bretonne.

Les émotions du personnage évoluent et les nôtres au même rythme. Reine-May est attachante de par sa fragilité et sa force insoupçonnée. On devine son secret mais on ne se focalise pas uniquement sur ce pan de l’histoire. J’ai apprécié naviguer dans les deux univers géographiques et me laisser porter par l’histoire de Reine-May. Par les mots de l’auteur, j’ai ressenti beaucoup d’émotions mais j’ai aussi souri. La mélancolie est douce, l’histoire est captivante et sincère.

Je vous parle de Reine-May le personnage principal, mais ce roman est aussi la rencontre avec des personnages secondaires. Le grand père Tad-Khoz est un de mes préférés. Peu bavard, homme de la terre avec une histoire de vie intense, il est comme un amer dans la tempête intérieure de Reine-May. Il se dégage de son portrait au fil des pages, une sensation de force et de tendresse. Son épouse, la mère adoptive de Reine-May est elle aussi intéressante et incroyablement émouvante !  Les personnages secondaires s’entremêlent avec l’histoire de Reine-May et apporte une saveur particulière au roman. Chaque personnage secondaire est une empreinte de chaque culture dans l’identité de la jeune femme.

La fin est vraiment jolie. Je ne vous en dévoilerai pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce roman, mais sachez que j’ai refermé le livre avec un sentiment de douceur et de soulagement aussi, pour cette jeune femme qui intrigue autant qu’elle peut fasciner.

J’ai passé un bon moment de lecture. Une lecture idéale pour les dimanches sous le plaid, à ressentir les embruns bretons au détour de quelques palmiers réunionnais ! 😉

Ma note : ♥♥♥♥♥

Sois sage Reine-May de Colline Hoarau

Parution : 12.2016 – Editions : Dédicaces

Merci à l’auteure pour la découverte de son roman et sa délicate attention (j’ai adoré la dédicace avec le drapeau breton ;)).

Moments de vie par Jacre

Un livre : Sois sage Reine-May

  •  20 janvier 2017
  •  jacre
  • lecture : Voir le Blog
un livre : Sois sage Reine-May

Bonjour. Je lis  beaucoup de romans mais surtout des policiers ou des thrillers et cette fois-ci j’ai accepté avec joie de lire ce roman de Colline Hoarau. L’auteure est née à La Réunion et a vécu entre son île et la France métropolitaine et se passionne pour la Bretagne.

Cela a été un réel plaisir de lire ce roman où l’on découvre cette petite fille, Reine-May adoptée par un couple de bretons dans une ferme du Centre Bretagne. Elle retrouve quelques années plus tard son île et alors nous nous plongeons avec elle dans le charme de cette île. Nous découvrons les coutumes et habitudes, différents du village de Bretagne où elle habitait.

Nous sommes amenés à découvrir le secret que Reine-May cache mais je ne vous le dévoilerai pas car il faut lire ce roman bien intéressant.

un livre : Sois sage Reine-May