Archives

L’orbe d’or de Leconte de Lisle

sunset-1651878_1920

L’orbe d’or du soleil tombé des cieux sans bornes
S’enfonce avec lenteur dans l’immobile mer,
Et pour suprême adieu baigne d’un rose éclair
Le givre qui pétille à la cime des mornes.

En un mélancolique et languissant soupir,
Le vent des hauts, le long des ravins emplis d’ombres,
Agite doucement les tamariniers sombres
Où les oiseaux siffleurs viennent de s’assoupir.

Parmi les caféiers et les cannes mûries,
Les effluves du sol, comme d’un encensoir,
S’exhalent en mêlant dans le souffle du soir
A l’arome des bois l’odeur des sucreries.

Une étoile jaillit du bleu noir de la nuit,
Toute vive, et palpite en sa blancheur de perle ;
Puis la mer des soleils et des mondes déferle
Et flambe sur les flots que sa gloire éblouit.

Et l’âme, qui contemple, et soi-même s’oublie
Dans la splendide paix du silence divin,
Sans regrets ni désirs, sachant que tout est vain,
En un rêve éternel s’abîme ensevelie.

Charles-Marie Leconte de Lisle (1818-1894)
Poèmes tragiques

Publicités

Couvertures de mes romans

Et vous, laquelle est votre préférée ?

Un grand merci à mon éditeur Dédicaces pour les choix des couvertures  !

 

Poème du jour – Verlaine

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle.
Rien n’a changé. J’ai tout revu : l’humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin…
Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m’est connue.
Même j’ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s’écaille au bout de l’avenue,
Grêle, parmi l’odeur fade du réséda.

Paul Verlaine

 

Prochaines rencontres en Bretagne Fin mai – Juin

  • Participation au repas des adhérents de France Parkinson au Grand Large à Ploufragan le jeudi 31 mai.

Invitation Le Grand Large

fest kabar

  • Repas avec Fest-kabar, une association culturelle mêlant les deux cultures, réunionnaise et bretonne, le Samedi 2 juin à Saint-Brandan – 22
  • Salon du livre de Vannes le dimanche 10 juin

livre vannes

  • Dédicaces à la Maison de la Presse de Carhaix (29) –
    2 Rue des Martyrs, 29270 Carhaix-Plouguer. De 10 h à 12h30
    Il est possible de réserver un exemplaire au : 02 98 93 04 77
    carhaix
  • Rencontre avec les lecteurs à la bibliothèque de Landéhen – 7 Place du Bourg, 22400 Landéhen le samedi 23 juin de 10h30 à 12h.

biblio

Réservez votre ouvrage dédicacé à l’avance : hoarau.colline@gmail.com

 

 

Chronique de Nancy – Les livres de Nancy

Je remercie tout d’abord l’autrice Colline Hoarau pour l’envoi de son roman « Peut-on tout réparer ? ». Ce livre est la suite de « Sois sage, reine-May » que j’avais beaucoup aimé. Du coup, j’étais très curieuse de découvrir ce second tome.

Dès les premières pages, nous retrouvons Reine-May ainsi que ses parents adoptifs, mais nous allons également découvrir de nouveaux personnages qui vont graviter autour de Reine-May : Léna et Arnaud.
J’ai bien aimé ma lecture. Dans ce second tome, l’autrice nous fait voyager de la Bretagne à la Réunion en passant par la Bourgogne que Reine-May va découvrir avec son amie Léna.
 Les descriptions faites par l’autrice sont toujours autant immersives et nous découvrons un peu plus la Réuniongrâce aux différents souvenirs de Reine-May. J’ai beaucoup aimé les comparaisons des différentes coutumes et usages de la Réunion avec celle de la Bretagne.
J’ai également adoré retrouver Reine-May que nous voyons évoluer petit à petit dans ce second tome. Elle est toujours fidèle à elle-même, elle reste une jeune femme très réservée mais elle s’ouvre peu à peu aux autres et elle se tourne de plus en plus vers le futur même si son passé douloureux et ses vieux démons ne sont jamais loin.
Pour lire la suite de la chronique, cliquez ici.

Article du Télégramme

Samedi 19 mai, à la Maison de la presse, Colline Hoarau est venu à la rencontre de son public pour dédicacer son dernier livre « Peut-on tout réparer ? ». Un ouvrage écrit après ses deux premiers romans, « Notre vie à trois » et « Sois sage, Reine-May ». Colline Hoarau, Réunionnaise d’origine est parfaitement intégrée en Centre-Bretagne, où elle a beaucoup travaillé dans le domaine social, comme à Rostrenen à l’Arep de Campostal. Aujourd’hui, elle est en poste à, l’école Diwan de Saint-Brieuc. La culture et la langue bretonnes, elle les a étudiées à l’Université de Rennes 2. Sa proximité avec la maladie de Parkinson, l’a porté à faire partie du comité France Parkinson. C’est surtout sur cette question qu’elle écrit et qu’elle explique à ses lecteurs la maladie, l’environnement, le soutien, les aidants, les espoirs…

Pratique 
« Peut-on tout réparer ? », est disponible à la Maison de la presse de Rostrenen.