Bibliographie

Paru le 28 juin 2017 … Madigoù, la petite fille aux bonbons

Madigoù – qui signifie « bonbons » en breton – adore les bonbons et en reçoit de tous les départements d’Outre-Mer.

Livre illustré par Ben Renaut avec beaucoup de couleurs.

A découvrir sous forme de petit livre ou en version numérique.

Evidence Editions.

Paru le 7 décembre 2016 … Sois sage, Reine-May – Editions Dédicaces


À dix ans, Reine-May quitte son île, la Réunion, pour être adoptée par un couple de Bretons dans le Centre Bretagne, à Sainte-Tréphine. Quelques années plus tard, elle reçoit une lettre. Elle doit venir régler des affaires dans l’Océan Indien. C’est un voyage dans le temps dans deux univers différents : la Bretagne et la Réunion.

Le lecteur plonge dans les charmes de ces régions éloignées.

Reine-May a un secret que nous serons amenés à deviner et à découvrir. Ce troisième roman de l’auteure est entraînant, oscillant entre la découverte et l’émotion. Bon voyage à ceux qui auront la chance de le commencer !


Notre vie à trois – Sortie le 13 octobre 2015

Regards croisés d’un patient et d’une impatiente en lien avec la maladie de Parkinson. C’est une vraie histoire ancrée dans une réalité ni drôle, ni éplorée. Elle est, tout simplement, sans artifice, comme l’authenticité de la vie. Vous serez embarqué dans ce dialogue, l’un faisant écho à l’une.

Ce texte est poétique et entraînant sans nous essouffler. Les mots semblent propulsés pour dire justement ce qu’il faut et rien de plus. Vous n’échapperez pas à la formidable leçon de vie offerte à chacun. Car rien ne sert de geindre, il suffit d’agir et d’avancer.

Ce second roman de Colline Hoarau est un hymne à la vie.

On en sort grandi, voire embelli.

À PROPOS DE L’AUTEUR :

Née en 1966 à l’île de la Réunion, Colline Hoarau a vécu entre son île natale à laquelle elle est très attachée et la métropole. Toute son existence a été marquée par les livres. Installée en Bretagne, région lui rappelant ses racines, depuis quelques années avec son compagnon, elle a appris la langue pour mieux comprendre la culture. En 2014, son premier roman édité « L’adieu à Lila » ne passe pas inaperçu. Il est inspiré par ce département d’Outre-Mer des années 70. Nous retrouvons la même sensibilité dans « Notre vie à trois », un ouvrage évoquant un sujet difficile, la maladie de Parkinson.

L’adieu à Lila est un roman écrit par Colline HOARAU, originaire de la Réunion.

Manapany

La mère disparaît et les souvenirs qui reviennent : une famille de la Réunion, les frères, les sœurs, les jalousies, les injustices et la mère qu’il faut enterrer après lui avoir pardonné. C’est ce que saura faire Isabella, la résiliente. Cette journée particulière permettra de voyager dans « le temps longtemps », dans une île de l’Océan Indien, bien rarement décrite. Une journée où tous se retrouvent autour de Lila. C’est un voyage, au cœur de l’île de la Réunion, dans la famille réunie pour la première fois. Isabella photographie ou filme. Chaque personnage passe devant l’objectif à tour de rôle, avec les imperfections que le regard de l’autre saisit. Les portraits sont drôles ou acides. On lit ce livre comme on feuillette un album. Sensible, humain, ce récit touche et nous fait réfléchir.
Quelques critiques …
  1. Babelio
  2. Blog de Casscroutondeslectures
Le 5 août 2015
Avis : ★★★★☆

L’adieu à Lila est un joli roman empreint de douleur, d’acidité, de sensibilité.

En ouvrant ce roman, on rencontre la famille d’Isabella, axée sur une personne : Lila, la mère de famille. C’est à l’occasion de ses funérailles que la famille se retrouve dans son entièreté, pour la première fois depuis des années, pour la dernière fois certainement. A partir de ce moment, les souvenirs remontent et l’on nous narre ce qu’a été la vie de cette famille réunionnaise.

Il faut savoir avant toute chose que la couverture de ce roman est MAGNIFIQUE ! Une illustration pareille invite au voyage, intrigue, donne envie de se plonger à corps perdu dans l’objet. C’était déjà très bien parti d’avance.

L’adieu à Lila fait vraiment office d’invitation réussie dans l’île de la Réunion. Ce voyage ilien littéraire est un vrai bonheur. On découvre des us et coutumes qui nous sont peu connus, des plats traditionnels qui font baver d’envie (non, je ne suis pas gourmande…), des mentalités qui nous surprennent. Parfois du vocabulaire. J’ai beaucoup apprécié qu’à la fin du récit un glossaire soit présent pour mettre des définitions sur des mots qui m’étaient étrangers.

L’histoire en elle-même est construite sur un mode que j’ai beaucoup apprécié. Comme il est très bien expliqué dans le résumé, on nous expose des portraits de personnages les uns après les autres. Ce sont en réalité, comme des chapitres qui s’enchainent pour combler les trous dans une photo de famille.

Beaucoup de sentiments s’entremêlent, mais aussi beaucoup de froideur. De la part d’Isabella, l’enfant « non-aimée », « non-voulue ». On sent une carapace dure comme de la roche à l’extérieur, mais de profonds sentiments internes. C’est un personnage que l’on aime immédiatement. On entre en empathie avec elle dès les premières lignes. On admire sa combativité, on ressent de la compassion, on l’apprécie tout simplement.

Le sentiment que j’ai eu durant toute ma lecture est que les non-dits ont régi cette famille durant toute leur vie. Le manque de communication est net, peut-être est-ce également un manque d’envie de communication justement…

Lila est un personnage fascinant. Une femme que l’on peut trouver admirable comme exécrable.  Une chose m’a particulièrement troublée et choquée, c’est cette préférence pour quelques uns de ses enfants. S’il y a une chose qui me terrifie et m’ennuie profondément dans une famille, c’est lorsque les parents manifestent une préférence pour l’un de leurs enfants. Cela peut causer tant de souffrance chez ces derniers, de vrais traumatismes. L’histoire familiale de Lila, Antoine et leurs enfants reflète justement ce problème. Les enfants gâtés deviennent adultes et détestables, les autres cherchent à ne pas reproduire le même schéma avec les leurs mais font irrémédiablement la même chose.

Ce roman représente de manière acide, fraîche, presque caustique une famille en éclat qui se recompose l’espace d’une journée. Physiquement, pas moralement. On aperçoit les failles et les défauts de chacun, ainsi que les qualités que l’on constate moindres. C’est un roman qui se picore lentement, qui s’apprécie justement. J’ai beaucoup aimé.

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