Seule … Texte de Colline Hoarau d’après la photo de David Lair

Léa avait l’air perdu, toute en émoi, cherchait autour d’elle, elle ne savait quoi.

Pourtant, sa mère n’était pas loin. Papa, lui, n’aurait pas aimé tout ce tintoin.

Du monde, il y en avait. Comme s’il en pleuvait.

Elle ne reconnaissait personne, la petite Bretonne.

La messe avait été longue et triste, entre le sopraniste et le pianiste.

Si on avait déjà le cœur en peine,  on devenait fontaine.

Même sans mots, les émotions surgissaient aussitôt.

Elle ne savait que faire, Léa, avec sa robe pour plaire.

Elle voyait la photo de son père collée sur la boîte mortuaire.

Il souriait, les cheveux au vent, comme il était souvent.

Elle avait ce souvenir de lui qu’elle ne savait décrire.

Il était beau comme un héros, aussi grand qu’un géant

Et d’une gentillesse qui faisait d’elle une princesse.

Princesse, elle le restera.

Car le souvenir ne s’éteint pas.

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