Parfois, les mots s’échappent. On voudrait dire la révolte, le chagrin, l’écœurement. Pour ne pas les garder en soi. Parce qu’exprimer ce qu’on ressent, c’est déjà, un peu, être soulagé. On voudrait écrire, et on ne peut pas, parce qu’on ne trouve pas les mots à mettre sur ce que l’on ressent.
Mardi, avec mes élèves de Seconde, nous avons fait notre premier atelier d’écriture avec notre artiste en résidence. Nous avons parlé de l’actualité. Ils ont listé de l’actualité qui les avaient marqués en 2014, et ils ont parfois eu du mal à se souvenir. Nous avons eu un peu de tout, de Mandela à la coupe du monde.
Et puis, M. Leur a fait écrire un petit texte sur ce qui les révoltait. Certaines révoltes étaient touchantes. D’autres révoltantes, comme ces deux gosses qui se scandalisent qu’on accorde aux homosexuels le droit de se marier, parce qu’ils entendent beaucoup…
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