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Article du Télégramme

Samedi 19 mai, à la Maison de la presse, Colline Hoarau est venu à la rencontre de son public pour dédicacer son dernier livre « Peut-on tout réparer ? ». Un ouvrage écrit après ses deux premiers romans, « Notre vie à trois » et « Sois sage, Reine-May ». Colline Hoarau, Réunionnaise d’origine est parfaitement intégrée en Centre-Bretagne, où elle a beaucoup travaillé dans le domaine social, comme à Rostrenen à l’Arep de Campostal. Aujourd’hui, elle est en poste à, l’école Diwan de Saint-Brieuc. La culture et la langue bretonnes, elle les a étudiées à l’Université de Rennes 2. Sa proximité avec la maladie de Parkinson, l’a porté à faire partie du comité France Parkinson. C’est surtout sur cette question qu’elle écrit et qu’elle explique à ses lecteurs la maladie, l’environnement, le soutien, les aidants, les espoirs…

Pratique 
« Peut-on tout réparer ? », est disponible à la Maison de la presse de Rostrenen.

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Merci à Wanda Nicot

évasion littérairePour voir et écouter l’évasion littéraire consacrée à Notre vie à trois, cliquez ici.

Ce n’est pas un exercice aisé que de se prêter au jeu des questions et réponses lors d’une émission littéraire.

Il est certainement plus facile pour un écrivain d’écrire que de parler. Qui n’a pas été déçu en entendant un de ses écrivains préférés s’exprimer maladroitement ?

Le professionnalisme de Wanda Nicot, journaliste, dans l’émission « Evasion littéraire » va aider l’auteur à parler de son livre.

L’écrivain découvre les questions et doit y répondre rapidement et clairement.

L’auteur sait-il pourquoi il a utilisé telle expression ?

Quel message voulait-il faire passer ?

Autant de découvertes sur la vision et l’interprétation de l’autre.

L’appréhension du début passe vite avec la mise en confiance.

Merci à Wanda Nicot !

 

Article sur Le choix des libraires.com

choix des libraires

Auteur : Colline Hoarau  – 19/08/2014 – Genre : Romans et nouvelles – français

Editeur : ÉDITIONS DÉDICACES, Montréal, Canada – ISBN : 9781770763777

Sorti le : 28/04/2014

Le courrier des auteurs : 19/08/2014

1) Qui êtes-vous ? 
Colline HOARAU est née en 1966 à l’île de la Réunion. Curieuse, elle adore l’école et se retrouve souvent première de la classe, avec une préférence pour les matières littéraires. Elle gardera de ces années, essentiellement à la Réunion, un souvenir joyeux. A 15 ans, elle suit ses parents dans le Béarn. C’est une difficile rupture avec son île et ses amis. Elle se plonge dans la lecture, dévorant toute la littérature de la bibliothèque. Elle aime les classiques, n’hésitant pas à lire Zola ou Balzac et à apprendre les poésies les plus longues de Lamartine.
Elle est reçue au bac à 17 ans. Elle a envie de littérature. Une année de Lettres à la l’université de Pau ne va pas la convaincre. Elle découvre l’informatique qui satisfait son esprit avide de nouveautés. Elle passe d’analyste-programmeur à formatrice, préférant l’humain aux machines. Elle change de métier en fonction des opportunités et de ses envies d’apprendre, de passer à d’autres univers.
Elle fera plusieurs allers retours entre la métropole et la Réunion. Le choix est impossible entre les deux mondes, si éloignés culturellement et géographiquement. Commence alors une période tournée vers les autres : un engagement fort à SOS Racisme, la direction d’associations d’insertion, la responsabilité dans un office HLM de la Région parisienne. Passionnée par ce qu’elle fait, Colline HOARAU est toujours très active. Elle devient chef de cabinet. Elle adore écrire, des rapports, des discours, et, pendant les longs et fréquents conseils municipaux, elle écrit sur son notebook. Il lui suffit d’ouvrir l’ordinateur pour que les mots arrivent. Les doigts tapotent sur le clavier à toute vitesse.
Elle retrouve une amie d’enfance qui lui dit un jour : «je pensais que tu deviendrais écrivain». C’est le déclic. Elle imagine alors mettre en forme ses écrits. C’est ainsi que naitra «L’adieu à Lila» ou son album réunionnais, son premier roman.
Elle navigue avec son compagnon entre la Bretagne et la région parisienne, retrouvant la formation. Elle se dit adoptée par les Bretons, apprenant la langue et adorant le caractère de la région. Elle a l’impression de retrouver le côté sauvage du Sud de la Réunion. Elle aménage son temps pour pouvoir lire et écrire davantage.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème universel de la famille face à son histoire commune à l’île de la Réunion.
Un regard neutre voit les autres et raconte sa vérité.
C’est une histoire remplie d’émotions, qui va chercher le lecteur pour le toucher intimement.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
J’aurais aimé que tu puisses te « réparer » vivante. La mort réparera le souvenir.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une mélopée, poignante et apportant la quiétude.

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le cheminement d’une vie pour rester positif.

Les présentations des éditeurs

La mère disparaît et les souvenirs qui reviennent : une famille de la Réunion, les frères, les sœurs, les jalousies, les injustices et la mère qu’il faut enterrer après lui avoir pardonné. C’est ce que saura faire Isabella, la résiliente.

Cette journée particulière permettra de voyager dans «le temps longtemps», dans une île de l’Océan Indien, bien rarement décrite. Une journée où tous se retrouvent autour de Lila. C’est un voyage, au cœur de l’île de la Réunion, dans la famille réunie pour la première fois. Isabella photographie ou filme. Chaque personnage passe devant l’objectif à tour de rôle, avec les imperfections que le regard de l’autre saisit.

Les portraits sont drôles ou acides. On lit ce livre comme on feuillette un album. Sensible, humain, ce récit touche et nous fait réfléchir.

Les courts extraits de livres

Près du lit sur lequel repose Lila, morte à plus de quatre-vingts ans, tous les frères et soeurs sont rassemblés pour la première fois de leur vie. Une génération pile sépare Armelle d’Amandine. Jamais un événement heureux, mariage, naissance, baptême, anniversaire, ou même malheureux, enterrement, maladie, n’avait réussi à réunir toute la famille.
Il en manquait une, toujours la même, celle qui avait besoin de se distinguer, ne parlait jamais de sa vie, donnait l’impression d’être au-dessus des autres et des événements, se disaient-ils tous secrètement. Isabella avait répondu brièvement : «Je serai là.» Depuis deux jours, aucune nouvelle. En effet, elle était arrivée au petit matin. Émue, elle touchait le sol de son île, cette terre qui était la seule à savoir provoquer un séisme intérieur. Elle humait l’air, levait la tête et fixait le regard à l’horizon, de l’autre côté de la mer. Elle avait décidé que son île ne lui manquerait jamais. Elle savait qu’elle devait vivre ailleurs, ne pouvant se permettre un sentimentalisme qui ne lui apporterait rien. Elle avait pris sa voiture, filé pour faire ses pauses habituelles comme un rituel. «Pauser» au cimetière marin, se recueillir sur la tombe du poète Leconte de Lisle, enlever ses savates et marcher sur le sable noir de Saint-Paul, là où les premiers Français étaient arrivés, là où ses ancêtres avaient abordé l’île, attendre que l’eau tiède mouille ses pieds. Puis, ressourcée, elle pouvait finir son périple.
Isabella avait une boule dans la gorge. Elle détestait embrasser, serrer dans ses bras, s’émouvoir avec ceux qu’elle n’avait pas choisis, non par mépris plutôt par droiture. Elle se targuait d’être «elle-même». Les cinq autres soeurs et les deux frères étaient déjà là. Ils avaient mis des habits sombres. Elle respira et entra. Le groupe était partagé en deux : ceux que la mère aimait et ceux qu’elle regrettait d’avoir mis au monde, ceux qu’elle avait défendus, aidés et ceux qu’elle avait souhaité voir échouer, en nombre égal : quatre et quatre. Pas assez d’amour pour tous. La moitié, oui, mais par alternance. Armelle tenait son rôle de grande soeur. Elle accueillait. Chantal, la peste, chérie de Lila, avançait.

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